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Au creux des bras

 
 
 

Le besoin inné d'être porté

Pour des raisons physiologiques, le bébé humain naît immature. En effet, s'il était aussi achevé à la naissance que les agneaux ou poulains qui sont capables de se mettre debout peu après la naissance, la gestation durerait 18 mois mais son cerveau serait si volumineux que se tête resterait coincée dans le bassin maternel.
Le bébé humain n'est donc pas prêt à la naissance à faire preuve de la même autonomie que certains herbivores et a besoin de finir sa croissance et sa maturation dans des conditions semblables à celles de la grossesse.
Chez nos cousins les plus directs, les singes ou autres marsupiaux, les jeunes se cramponnent au pelage de leur mère au moyen de leurs mains et de leurs pieds et ils sont portés sans interruption et nourris à la demande. L'homme a perdu son pelage il y a 4 à 5 millions d'années et malgré tout ce temps passé, les bébés viennent de nos jours encore au monde avec les poings et les pieds serrés de manière à pouvoir se cramponner au pelage (disparu) de la mère.
Il faut savoir également qu'à l'époque préhistorique, un bébé posé à terre risquait de se faire emporter par un prédateur. Le cri de détresse émis par un tout-petit quand on le pose n'est en fait pas un quelconque caprice ou une tentative de manipulation mais bien un réflexe archaïque de survie, intégré dans le comportement humain par des millénaires de nomadisme que quelques dizaines de siècles de sédentarité n'ont pas effacé.
De nombreux peuples primitifs disposent encore de ce savoir et de cette expérience et portent encore énormément leurs
bébés (cf. livre Bébés du monde).


Les bienfaits du portage

Un bébé, porté tout contre son père ou de sa mère retrouve les sensations intra-utérine : chaleur constante, bruit du coeur, odeur et voix connue, alimentation en continue facilitée par la proximité corporelle. Le contact rapproché lui donne un sentiment de protection (moins de pleurs), les mouvements doux le calment et s'il est fatigué, il s'endormira plus facilement
L'enfant peut entrer en contact visuel avec ses parents ou bien appréhender son environnement à son rythme et sera d'autant
plus enclin à se détacher de ses parents que ses besoins de proximité auront été comblés.

 

Pourquoi utiliser un porte-bébé physiologique ?

Dans un porte-bébé classique de type Kangourou, le bébé est suspendu dans le sac, ses jambes pendant dans le vide et tout son poids reposant sur ses organes génitaux. De plus, alors qu'il est né enroulé sur lui-même (cyphose totale) et que la colonne vertébrale se déroule progressivement tout au long de sa première année, un porte-bébé classique maintient le dos du bébé trop droit, voire même en scoliose lors d'un portage face au monde. En ce qui concerne le porteur, tous les parents disent ne plus utiliser leur porte-bébé après 6 mois car ils ont trop mal au dos et aux épaules. En effet, dans la plupart des porte-bébés classiques le centre de gravité du bébé est très éloigné de celui du porteur car soit le bébé n'est pas suffisamment collé au corps du parent soit il pend trop, pesant sur des bretelles trop fines ou trop peu rembourrées.
La grosse différence d'un porte-bébé dit physiologique est tout simplement une assise plus large qui englobe mieux les fesses du bébé, relevant les genoux et basculant le bassin (position «grenouille») et un contact direct entre bébé et porteur.
En résulte :
- pour le bébé : un dos plus arrondi pour un plus grand respect de la cyphose dorsale, une position adoptée par le bébé (jambes écartées) qui prévient les problèmes de hanches (dysplasie), plus de confort car il ne repose pas sur ses parties génitales mais sur ses ischions, un contact direct avec papa et maman (chaleur, odeur, bruit de coeur et mouvements).
- pour les porteurs : un poids mieux réparti sur le dos et les épaules du porteur donc moins de douleurs et plus de motivation à porter son enfant longtemps, un contact physique direct pour plus de proximité et la possibilité de faire du peau à peau, plus de positions possibles, un porte bébé qui évolue avec l'âge de l'enfant.

 

 

 

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